L’accessibilité numérique est un enjeu majeur pour les organisations publiques et privées. En France, le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité) constitue le cadre de référence pour évaluer et améliorer l’accessibilité des sites web.
Mais concrètement, comment auditer l’accessibilité d’un site avec le RGAA ? Quelles sont les étapes, les outils et les bonnes pratiques à connaître ?
Chez Netsulting, agence web à Val d’Europe, nous réalisons des audits d’accessibilité basé sur les critères du RGAA.
Qu’est-ce que le RGAA ?
Le RGAA est un référentiel français basé sur les standards internationaux WCAG. Il permet de mesurer la conformité d’un site web en matière d’accessibilité.
Il s’appuie sur :
- 13 thématiques (images, couleurs, formulaires, navigation…)
- 106 critères (selon la version)
- Des tests précis à réaliser
L’objectif est de garantir que les services numériques soient accessibles à tous, notamment aux personnes en situation de handicap.
Pourquoi réaliser un audit RGAA ?
Répondre aux obligations légales
Les organismes publics et certaines entreprises privées doivent publier :
- une déclaration d’accessibilité
- un schéma pluriannuel
- son taux de conformité
Un audit RGAA est indispensable pour être conforme.
Identifier les points de blocage
Un audit permet de détecter : les erreurs techniques, les problèmes UX et les contenus non accessibles.
Prioriser les actions correctives
Tous les problèmes n’ont pas le même impact. L’audit aide à structurer une feuille de route.
Améliorer l’expérience utilisateur
Un site accessible est plus clair, plus simple et plus performant.
Quelles sont les étapes clés d’un audit d’accessibilité RGAA ?
Définir le périmètre de l’audit
Un audit RGAA ne porte pas sur toutes les pages du site, mais sur un échantillon représentatif :
- Page d’accueil
- Page de contact
- Page de mentions légales
- Page « accessibilité » (si elle existe)
- Page plan du site
- Page d’aide
- Page d’authentification / tunnel d’achat
Enfin, s’ajoutent des pages sélectionnées au hasard représentant au moins 10 % des pages de l’échantillon.
L’objectif est de couvrir tous les types de composants (formulaire, tableau, visuel…).
Sélectionner les pages à auditer dans l’échantillonnage
Le RGAA recommande une méthodologie d’échantillonnage précise. Les critères de sélection peuvent être : les pages les plus visitées ou encore les pages avec une mise en page différente (exemple : 1 page service, 1 article).
En général, on analyse entre 10 et 20 pages selon la taille du site.
Tester les critères RGAA
Chaque page est analysée selon les critères du RGAA.
Chaque critère est évalué comme : Conforme ; Non conforme ; Non applicable.
Voici quelques exemples :
Images
Les images porteuses d’informations ont-elles un texte alternatif pertinent ?
Couleurs
Le contraste est-il suffisant ?
Navigation
Le site est-il utilisable au clavier ?
Formulaires
Les champs sont-ils correctement étiquetés ?
Scripts
Les contenus dynamiques sont-ils accessibles ?
Utiliser des outils d’audit (mais pas seulement)
Les outils automatisés sont utiles, mais ils ne suffisent pas !
Outils qui peuvent vous servir : Wave ou encore Tanaguru.
Seulement 20 à 30 % des critères peuvent être testés automatiquement. Le reste nécessite une analyse manuelle experte.
Tester avec les technologies d’assistance
Un audit RGAA sérieux inclut des tests avec :
- Des lecteurs d’écran (NVDA, VoiceOver)
- Une navigation clavier
- Un zoom et agrandissement
Cela permet de simuler des situations réelles d’usage.
Calculer le taux de conformité
À la fin de l’audit, on calcule un score de conformité RGAA : (Nombre de critères conformes / Nombre de critères applicables) × 100
Ce taux permet de situer le niveau d’accessibilité du site.
Rédiger le rapport d’audit
Le livrable est une étape clé.
Un bon rapport contient :
- le taux de conformité
- la liste des non-conformités
- des captures d’écran
- des recommandations concrètes
- une priorisation des corrections
Les erreurs fréquentes lors d’un audit RGAA
Même avec de bons outils, certaines erreurs sont fréquentes :
- Se reposer uniquement sur des tests automatisés
- Auditer trop peu de pages
- Ignorer les tests
- Fournir des recommandations trop vagues
- Ne pas prioriser les corrections
Audit interne ou externe : que choisir ?
Audit interne
Un audit interne sera moins coûteux et peut être une très bonne première approche.
Cependant, il peut manquer d’expertise.
Audit externe (professionnel)
Un audit externe permettra une analyse approfondie, une conformité réglementaire assurée et des recommandations actionnables.
Cependant, il en découlera un investissement plus important.
Recommandation de Netsulting : L’approche hybride.
Vous pouvez commencer par un audit de détection, pour corriger ce qui peut l’être et ensuite réaliser un audit complet avec un professionnel.
Après l’audit : quelles actions ?
Un audit n’est que le début.
Corriger les non-conformités
Prioriser est important ! Traiter en priorité les blocages majeurs.
Mettre à jour la déclaration d’accessibilité
Document qui est obligatoire d’afficher sur les sites web en France.
Exemple de déclaration fourni par le gouvernement
Former vos équipes
Développeurs, designers, rédacteurs doivent être impliqués.
En somme, tous ceux qui sont amenés à intervenir sur le site.
Mettre en place un suivi continu
L’accessibilité évolue avec le site, à chaque nouveau contenu (texte, image, pdf…).
Accessibilité web (RGAA) & Référencement naturel (SEO)
Réaliser un audit RGAA avec des professionnels améliore aussi bien la structure HTML que la lisibilité des contenus. Ce qui découle d’un meilleur référencement naturel (SEO).
Auditer l’accessibilité d’un site avec le RGAA est une démarche structurée, exigeante, mais essentielle. Elle permet non seulement de se conformer à la réglementation, mais aussi d’améliorer l’expérience utilisateur et la performance globale du site.
Vous souhaitez auditer votre site et améliorer son accessibilité ?